
Quand 200 formateurs se mettent enfin à parler la même langue visuelle
Client
IFIS
Année
2024
Problématiques
IFIS forme les entreprises et les fédérations des industries de santé, un secteur où la rigueur n'est pas une posture mais une obligation réglementaire. Avec 4 à 6 millions d'euros de chiffre d'affaires et près de 200 formateurs intervenant en autonomie, l'institut faisait face à un paradoxe : une expertise pédagogique reconnue, transmise sur des supports hétérogènes et vieillissants.
Un template PowerPoint réduit à un masque générique, sans réponse aux besoins réels du terrain
Des formateurs contraints de reconstruire chaque support de zéro, au prix d'une charge de conception invisible mais massive
Une identité IFIS diluée slide après slide, face à des clients pharmaceutiques particulièrement sensibles à la cohérence
Des formateurs externes sans outils d'animation propres à l'institut, faute d'une offre pédagogique packagée
Une production de contenus de jeu impossible à faire évoluer sans repasser intégralement par le studio
Aucun mécanisme de transmission pour maintenir le niveau à l'échelle de 200 intervenants dispersés
Objectifs
Rafraîchir le territoire visuel des supports sans toucher au logotype, ancre reconnue de la marque
Réduire drastiquement le temps de conception en préemptant les décisions graphiques en amont
Standardiser la production pédagogique tout en préservant la liberté de contenu du formateur
Rendre le système déployable en autonomie, sans dispositif d'accompagnement humain permanent
Doter l'institut d'une gamme de jeux interrogatifs constituant une offre à part entière pour les formateurs externes
Industrialiser la fabrication des cartes pour que chaque jeu vive et se mette à jour sans coût de production
Périmètre de la mission
Problème : Chaque formateur repartait d'une page blanche
Réponse : un catalogue de situations pédagogiques, pas une collection de mises en page.
L'ancien template proposait une couverture et une disposition « texte à puces » héritée des masques par défaut d'Office. Tout le reste relevait du bricolage individuel.
Le nouveau système compte 32 dispositions construites à partir de la séquence réelle d'une session : titre de présentation, sommaire, objectifs de la formation, profil du formateur, ouverture de chapitre et de sous-chapitre, messages clés, activité, consignes, quiz, étude de cas, pause, pause repas, évaluation, remerciements. Les mises en page à points existent en plusieurs déclinaisons, de trois à six éléments, en version verticale ou rayonnante, pour absorber les variations de densité sans improvisation. S'y ajoutent des dispositions de raisonnement : matrice, ligne de temps, citation ou question. Le formateur ne compose plus, il choisit. C'est ce basculement qui produit le gain de temps, puisque la décision graphique a déjà été prise en amont de son travail.

Problème : L'identité se diluait dès la troisième slide
Réponse : un territoire visuel verrouillé dans les masques.
Le rouge IFIS, écrasant en aplats sur une session de trois heures, passe du statut de fond à celui de ponctuation. Le blanc devient la matière dominante, les roses poudrés portent les zones de contenu et un vert émeraude signale les temps d'interaction. La typographie repose sur Lato, en graisse Black pour les titres, avec une hiérarchie verrouillée dans les masques. Un vocabulaire de formes organiques et une bibliothèque de pictogrammes embarquée complètent le système : le formateur n'a plus à décider, il n'a plus qu'à remplir.


Avant : Aucun process ne garantissait l'usage du template
Réponse : une diffusion à tous les formateurs, internes comme externes, outillée pour l'appropriation.
Auparavant, rien n'organisait la mise à disposition des supports. Le template est désormais poussé à l'ensemble des intervenants, quel que soit leur statut, ce qui déplace l'enjeu : il ne s'agit plus de produire un outil, mais de faire en sorte qu'il soit réellement pris en main.
D'où un kit d'appropriation traité comme un livrable à part entière : une séance de coaching enregistrée, des vidéos tutorielles ciblées sur les gestes critiques, comme appliquer le modèle à une présentation existante ou choisir la bonne disposition, et des fiches pratiques consultables en cours de conception. L'organisme de formation peut ainsi intégrer le système à l'onboarding de ses nouveaux formateurs sans mobiliser de ressource interne.



Problème : Animer une formation revenait à dérouler un diaporama
Réponse : une gamme de jeux interrogatifs qui change la nature de la séance.
Les formateurs avaient le PowerPoint par défaut. Le constat : une pratique pédagogique uniforme, indifférenciée, difficile à valoriser sur un marché où la formation en santé se vend cher et se compare vite. IFIS voulait déplacer le curseur vers des modalités actives, mesurables sur la satisfaction client.
Second chantier : des jeux de cartes pensés comme des unités fermées, utilisables seules, sans prérequis ni support projeté. La différenciation s'opère par famille, chacune avec sa dominante chromatique, son motif de dos de carte et son lettrage de titre, tandis que les illustrations plates installent un registre accessible.
Un objet de marque, donc, autant qu'un outil pédagogique. Ce qui se déploie en séance devient un argument de différenciation, et justifie un positionnement tarifaire supérieur.
Problème : Faire évoluer un jeu supposait de rouvrir les fichiers
Réponse : Une chaîne de production connectée.
Un jeu pédagogique n'est jamais figé : les questions se corrigent, s'affinent, s'étendent. Tant que chaque modification passe par le studio, le produit vieillit.
Les contenus vivent désormais dans un fichier Excel connecté au document InDesign. Ajouter une question, corriger un intitulé ou étendre une série relève de la saisie, plus de la production graphique. L'institut garde la main sur la matière pédagogique, le design garantit que la forme reste juste à chaque itération.







